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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 00:34

 

 

Arrête je te dis, tu m'emmerde là, tu débloque, j'en ai marre de te le répéter merde, tu débloque, tu comprends ? Tu débloque, point barre.

Tu t'en rends compte quand même ?

Tu sais que ça fait trois fois en une semaine tu retrouve ton portable dans le frigo ? Tu te rends compte que t'es pas rasé depuis peut être deux semaines ? Que tu sais même pas quel jour on est, et qui puis est, tu veux pas être demain ? On dirait un petit anarchiste de merde. Que tu te frotte plus les dents limite et que même de l'eau croupies avec des poissons morts dedans pourrait servir à te laver ? Que tu bouffe que des trucs à emporter ou surgelé dégueulasse car tu as la flemme de te faire la bouffe ? Que tu bois tellement que l'alcool a du remplacer les 70% d'eau contenu normalement dans ton corps ? Que tu fume comme si tu pensais pouvoir remplacer la cigarette par une bouffé d'air ? Tu t'en rends compte au moins ? Dis moi, t'as au moins capté l'état dans lequel tu es ? Oui ? C'est ça, fou toi de moi, si tu l'avais capté, t'aurais fait en sorte de le changer au moins un peu … Au moins.

Tu n'arrive même plus à réfléchir, toutes tes pensées s'échappent de ton corps, le souffle de vie qu'on t'avait insufflé s'est dissipé, tu as essayé, c'est vrai, je ne vais pas te mentir, je t'ai vu, tu as tenté de les retenir, les engluer en toi, tu as essayé de remplacer un besoin par un autre, mais ou ça te mène, tu as vu comme tu es là ? Tu ressemble à rien, tu n'as plus d'envie valable, de choses qui seraient même juste susceptibles de te procurer un quelconque plaisir, que des besoins hypothétiques en somme … Tu ne dors plus, tu ne rêves plus non plus, quoique peut être, tant mieux, tu as faim de quelque chose qu'il n'existe pas, et soif à en brûler ce qu'il reste de ta gorge calcinée par la cigarette. C'était quand la dernière fois que tu as pleuré ? Tu t'en souviens au moins ? Je te parle pas d'une larme solitaire en un nuit un peu froide ou trois semblant de perle d'eau ? Je te parle d'un déluge, tu sais, celui qu'on voit dans les film, celui qui fait du bien, qui malgré les larmes justement, lavent les ressentiments, ou est passé ta combativité, ton ambition, ton courage ? Nul part … ? Tu te souviens des projets tu avais ? Tu t'en souviens au moins dis ? Tes promesses, tes rêves ? Ah … C'est trop tard c'est ça ? Tu te fou de moi là j'espère ? Tu compte laisser le monde de rêve que tu as créé et ensuite donné aux quelques rares personnes que aime vraiment se désagréger en une sorte de dystopie, tu vas laisser les choses se faire sans ton accord ? Tu te souviens ce que tu as été un jour ? Non me fais pas cette tête, moi je m'en souviens, tu te souviens ces journées ou autour de toi les yeux rivés sur tes lèvres, à boire tes paroles ils t'écoutaient, espéraient se reconnaître dans tes paroles, tes explications, combien de fois les as tu simplement regardé pour leurs raconter la vie, la tienne, tes pensées, les choses qui te font avancer, celles qui t'ont fais grandir ou celles qui t'en baissés, combien de fois encore les as tu mis en garde contre cette vie, cette salope qui t'as tout fais subir ? Combien de fois ? Souviens toi, oui je sais, c'est bon j'ai compris tu te sens mal, et alors ? Qu'est ce que j'en ai a faire moi ? Tu crois qu'ils vont tous bien là ? Tu crois c'est la joie, la fête ? Mais ferme un peu ta gueule de sale égoïste et écoute moi un peu, ils ont besoin de toi. Tu le sais au moins ? Tu t'en rends compte au moins ? Tu te souviens ces gens que tu as tenté d'enterrer dans un passé illusoire qui se craquelle comme la terre le fait sans pluie, tu étais leurs pluie, tu te souviens tu te disais que le temps aura fait son œuvre et qu'ils auront oublié ces promesses, ces paroles que tu leurs a donné, tu as espéré au fond de toi qu'ils aient oublié, combien de fois la nuit tu t'es demandé si enfin, tu pouvais lâcher le petit lien qui faisait que tu veillais sur eux en permanence, pas forcément trop, mais en permanence quand même, comme le ferais une mère, du coin de l'oeil, l'enfant qui s'enterre dans le bac à sable, limite avant de le laisser mourir ? Combien de fois la nuit, pris d'un doute, une sorte de crise de panique si tu veux, pris d'un manque de nouvelles trop long, de choses qui ne se passent pas bien ou pas à la bonne heure, des choses qu'on t'as dites qui t'ont blessé ou qui te font t'inquiéter, hein, combien de fois tu as pris ton téléphone, les mains presque tremblantes, tu as composé ces quelques numéros que tu ne connais que trop bien, ces quelques personnes, qui savent toujours tout, pas sur tout, mais toujours tout de ce que tu as besoin de savoir, ou d'entendre, combien de fois leurs voix à résonné en toi, redonnant ce petit souffle à tes poumons, cette petite décharge à ton cœur, ce petit quelque chose, que ton sang arrête d'être froid, de coaguler dans tes veines, au son des choses qu'ils peuvent te raconter, banales et sans importances, ou qu'elle soient capitales, combien de fois simplement, t'ont ils parfois donné ce petit espoir qu'il te manque pour entreprendre quelque chose ? Qui fait que tu peux avoir ce déclique dans ta tête qui fait « Et pourquoi pas, pourquoi ça ne pourrait pas se passer comme ça ? », combien de fois, alors que ta journée était non pas d'un ennuis mortel, mais même mieux, de juste un sentiment d'inutilité, de gâché, combien de fois, un simple sourire, t'as fait plaisir, t'as rendu le tiens, a fait que tu te sente bien, la personne importe peut dans ces cas là, même parfois un simple inconnu peut te sauver la vie. Tu sais ça, oui oui, ça fait dix fois, cent fois que tu me le dis que tu sais, et alors ? Tu sais mais tu fais rien, c'est ça qui m'attriste, t'es au courant de tout ça, mais tu laisse pisser, t'es un vrai con des fois, mais stop, on pourrait aller trop loin comme ça.

Ah, c'est pas ta faute c'est ça ? Tu te fou vraiment de moi là, c'est ça ? C'était avant que te manque son parfum, sa bonne humeur, c'est ça ? Tu es vraiment minable, tu es là, dans ton coin, tu ne vois même pas toutes ces mains qui sont tendu vers toi, tous ces sourires qui son là uniquement pour toi, ces sourires, tu sais, tu t'en souviens au moins ? Ces sourires qui ne sont pas forcés, ces petites attentions qui te rappellent que des personnes tiennent à toi, car tu le mérite tout simplement, tu sais, ils l'ont compris qu'ils ne te doivent rien, tu ne leurs à rien donné non plus en quelque sorte , ils ont juste choisit de t'écouter, et ils sentent que tu as besoin d'eux, tu te souviens, tu leurs disais toujours, « La tristesse n'est qu'une joie passée », combien de fois ils l'ont entendu ? Des milliers peut être, et encore, cette fois si c'est moi qui suis gentil, mais ne rêve pas, c'est pas le cas, tu crois que tu fais exemple là ? Combien de fois tu les as fait rêver, tu leurs as appris quelque chose, tu as donné un sens à des choses qui n'en n'ont pas, combien de fois tu les as fait regarder dans la bonne direction, combien de fois tu les as fait ouvrir les yeux, remarquer des petits détails, le pouvoir des parfums, la douceur des lèvres, des mots, la rondeur des paroles, d'un sourire, de choses futiles comme sa démarche, ou encore l'expression de sa bêtise ? Combien de fois tu as créé quelque chose tout simplement, assembler des mots, des gestes, des sentiments, tout ce dont tu es maître, combien de fois les as tu regroupé pour en faire un monde, le tiens, le leurs ? Pose toi la question pour voir, juste pour voir. Tu vois tu débloque, tu n'sais même plus ça, je suis sur que si je te montrais des photos d'eux, tu pleurerais devant, sans même savoir pourquoi, sans même les reconnaître peut être, ils font partis de toi, même si c'est vrai, des fois, c'est pour le meilleur comme pour le pire, bien souvent le pire, et alors ? Tu y peux rien, et c'est comme ça, point barre, regarde les attentivement, ils te font penser à quoi ? Rien ? Ça commence bien ça … Rien du tout, pas une once de quelque chose, même pas ? Pas un déclique quelque chose qui bouge en toi, des brides de souvenirs qui s'assemblent comme un puzzle pour enfant ? Même pas … Ça promet

Bon, on va faire autrement.

 

Tu te sens comment là ? Oui je sais, bonne blague, tu ressemble à rien, j'ai remarqué, c'est bon, en vrai c'est faux, tu ressemble à rien, mais c'est déjà quelque chose, suffis de faire que ça change, tu peux ressembler à rien si tu veux, mais tu n'es pas rien, retiens déjà ça, ce serait un bon début.

Bon d'accord, on va dire tu te sens mal, y'a une raison ? Non ? Bon, ça nous avance beaucoup ça aussi tiens …

Tu te souviens un jour, quelqu'un t'as dit « Si il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème. », bon, tu te souviens aussi, qui s'est du coup ? Et que forcément, il a raison, ça va déjà faire avancer les choses. Alors tu te sens mal, et pourquoi ? Comme un vide en toi ? Une sorte de manque, de quelque chose d'inaccomplie, d'inachevé ? C'est toujours un peu vague ça, mais bon, on avance déjà un peu comme ça … Commence par manger un peu, tu seras plus vide, ça s'est réglé. Inaccomplie, inachevé genre comment ? Un meuble ikéa monté en kit avec la notice en farcie, mouais, pas trop mal comme idée, mais bon, ça sent le déjà vu réchauffé ça, alors on va dire on passe dessus. Non ? Bon d'accord, tu sais que tu seras jamais accomplie ou achevé ? Et tu sais pour quelles raisons ? La plus simple et souvent la meilleure, car chaque jour tu apprends, tu te rends compte de choses qui t'entourent sans le savoir, tu rencontres de nouvelles personnes, saveurs, odeurs, textures, paysages, et que toutes ces choses que tu croiseras dans ta vie, toutes les personnes que tu vas connaître, toutes vont participer à décider qui te sera, tu resteras inaccomplie jusqu'au moment ou tu nous quittera, tout simplement car chaque expériences, bonnes ou mauvaises, te feront devenir qui tu es, au final. Autre chose ou t'arrête de me faire chier là ?

Il te manque des paroles douces ? T'espère quand même pas je vais t'en dire, là tu débloque mais alors carrément vraiment trop si tu penses ça, t'as bien vu ma gueule ? Commence par arrêter de prendre tout le monde pour de la merde, arrête de penser que tu vis dans un monde remplis d'hypocrites, même si c'est vrai, on s'en fou, mens toi à toi même, tu le fais tous les jours, tu peux bien le faire la fois on je te le dis. Laisse toi approcher un peu, même si tu hais ça, ouvre toi un peu aux gens, tu verras, ça peut arriver, je te promets pas le monde à tes pieds, mais au moins quelqu'un qui pourra te dire qu'il te comprend, ce serait déjà pas mal vu que tu sais limite plus t'exprimer que par mot monosyllabique ... Et encore. Lâche ce qui te sers écouteurs pour écouter le monde, tu pourrais être surpris qu'au détour d'un sentier tu entende de légères notes de piano ou un oiseaux chanter, depuis combien de temps tu n'en à pas entendu un ? Allez, soit honnête merde, tu commence vraiment à me soûler à te mentir à toi même sur le coup. Trois mois, un an peut être ? Des oiseaux, t'es au courant que tu en vois tous les jours au moins ? Enfin ... Passons, tu m'emmerde là, tu sais que tu serais surpris que quelqu'un pense comme toi sur certains sujets ? Arrête de te rabâcher que tu es seul, regarde les gens, je te dis pas que tous te tendrons la main, mais arrête de regarder tes pieds, tu sais, même si c'est vrai, c'est les pièces de trois centimes et demie qui sont par terre, en regardant le ciel tu pourrais avoir la chance de croiser un arc en ciel, un nuage, ou tout simplement des étoiles, arrête de penser que y'a un but à tout, ou que l'on avance vers nul part, trouve un juste milieu si ça peut t'aider. Tu te souviens toutes ces personnes qui tu as aidé un jour, certaines ne t'ont pas oublié, je te dis pas toute, c'est sur, même si certaines voulais pas au début, elles t'ont oublié, mais qu'importe, souviens toi toujours que des gens seront là pour toi, si tu as besoin, souviens toi que il y'a une race de personnes, qui si tu les appelle à trois heure trente du matin pour qu'ils viennent t'aider à repeindre ton plafond, ils viendront toujours, les yeux de pas dormis depuis quinze jours, la tête dans le chou, pas forcément bien rasé ni douché, mais ils seront là, arrête de me dire tu es seul, tu me fais limite pitié. Tu débloque je t'ai dit, arrête, non, stop, te justifie pas, je sais elle te manque, je sais tu aimerais un peu de douceur, je sais tu as besoin de dormir, je sais ta journée était horrible … Et alors ? Tu vas me faire croire que ça suffit ? Non mais t'as vu ta gueule ? T'es mieux que moi quand j'ai pas dormis pendant deux mois, t'as des cernes qui tombent au milieu de ton nombril et tu commence à tomber de sommeil par période de cinq minutes, et tu veux faire quoi comme ça ? Rien justement … Et béh, on va aller loin comme ça c'est sur, arrête je te dis, tu m'énerve, lève toi, oui je sais, tu tiens pas debout, vas manger un truc, ça fait combien de temps t'as pas mangé un repas normal ? Deux jours si on considère que des space cakes c'est un repas normal ? Tu cherche vraiment à ce que je te tue ou quoi, que je t'en colle une en pleine gueule pour te réveiller ou ça ira ? Arrête tes conneries, ça rime à rien, et surtout, ça sert à rien, tu veux te prouver quoi ? Que t'es un martyr ? Mais fais moi rire mon pauvre, tu es un enfant pourrit gâté jusqu'à la moelle, qu'est ce qu'il te manque sérieusement ? Le dernière Rolex peut être ? Et encore, pas sur tu l'es pas déjà au poignet, tu m'emmerde vraiment là tu sais ? Tu crois que c'est comme ça, que tu peux jouer à la roulette russe avec ton corps, ton esprit, et surtout avec les autres, tu pense si égoïstement que tu existe pas, que tu vois même pas qu'on s'inquiète pour toi, ils ne sont pas tous hypocrites, arrête de le penser, ça devient lourd là, vraiment, tu veux pas ouvrir les yeux deux minutes, je sais qu'ils sont rouges tellement t'as fumé, pas besoin de te cacher, et je sais aussi que tu as bu, même si tu ne dis rien, à chaque fois que tu respire, j'ai l'impression qu'on me jette à la gueule un verre de rouge, arrête je te dis, ça devient vraiment grave là. Ouais, tu es calmé c'est ça, tu as compris ? Ouvre un peu les yeux merde ! Tu es pas seul, oui je sais, elle est pas là, et alors, elle fait ce qu'elle veut non ? Enchaîne là si tu veux, mais bon, à part si tu lui laisse vraiment une chaîne immense, tu sais autant que moi qu'elle partira, laisse là faire ce qu'elle veut, elle est libre, ne lui vole pas ça. Tu sais, c'est pas car elle n'est pas là qu'elle ne pense pas à toi, alors arrête de te prendre la tête, ouvre les yeux, des gens t'aiment, ils s'inquiètent, alors arrête tes conneries, calme toi, et vas dormir, pour changer.

 

 

 

 

 

 

 Where_do_I_come_from__by_Harulyraso0.jpg

 

 

05.09.2010

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Published by Nuage Vert - dans Vie
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Echarpe 05/09/2010 23:19



Je ne saurais même pas dire si c'est violent, ou juste... Direct.



Evange 05/09/2010 01:48



Effectivement, ya de ces gens qui ne peuvent pas sortir de ta vie.


Même si parfois tu veux les effacer ils sont  en toi. Et puis on te decevra ou l'inverse on te rendra heureux mais bon, comme on dit, l'erreur est humaine.


C'est vrai aussi que les gens pensent à toi même s'ils te donnent pas toujours des nouvelles.. J'écris ça mais en vrai ça sert à rien non? ^^


Nenuit Savou.


dors un peu :)



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