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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 04:04

 

 

Le rire acide au travers de ses dents jaunes et trouées, le sang qui coule comme des ruisseaux pourpres le long de ses veines bleues violettes entrouvertes, les yeux blancs comme un junki sans sa dose, elle avance. Si on la croisait, on ne saurait dire si vivante ou morte. La démarche d'un homme ivre, les gestes désordonnées et des paroles trompeuses qu'on croirait entendre, elle avance le long de cette route de pavés mal alignés. Elle regarde le peux de gens qu'elle croise d'un air supérieur, d'un air qui évoque la pitié, elle avance, lentement. Les gens se cachent à son arriver, les maisons se ferment comme par magie, enchantement, le silence règne, comme si la ville était déjà morte, le vent retient son souffle, on ne l'entend plus respirer, les chats disparaissent et du givre vient recouvrir les quelques fenêtres dont les volés oubliés sont troués.

Elle avance toujours, comme si elle était à la recherche de quelque chose, quelqu'un, elle jette un coup d'œil rapide de temps en temps, comme si il lui était possible de voir à travers les murs des maisons défraichies devant lesquelles elle passait. Puis elle s'arrêta, comme si c'était bon, elle avait trouvé ce qu'elle cherchait. C'était un maison bien banale, une petite maison de campagne comme tant d'autre, on aurait put même dire qu'il s'agissait du stéréotype même de la maison de retraite d'un vieux couple, pourtant, celle ci n'avait pas les volés fermés, comme si d'avance, elle savait. Avançant maintenant comme à taton, elle s'approcha de la fenêtre, le givre ne s'en empara pas, ce qui semblait presque la surprendre, elle s'approcha encore, et colla sa main ensanglantée contre la vitre pour voir au travers, comme l'on fait les soirs d'hiver. Elle fut prit d'une sorte de sursaut. A l'intérieur, on pouvait voir deux personnes, très veilles. Malgré leurs grand âge on différentiait facilement une femme d'un homme, elle était habillé d'une veille robe de chambre rose délavée qui dû être à la mode le siècle passé, ses cheveux rouge-grisonnant formés encore quelques boucles de chaque côté de sa nuque comme par habitude avait laissé une pince dans ces derniers, un peu par nostalgie peut être. Elle n'avait jamais aimé les élastique peut être par goût ou pour être différente, même elle ne le savait plus, ça remontait à si longtemps , on remarquait rapidement ses longues veines qui ressortaient sur ses bras et plus encore, au niveau de ses poignets, des sortes de longs fils d'un bleu profond, ce qui contrastait avec sa robe d'ailleurs. Elle avait l'air presque sereine, ses yeux étaient à demi clos, un peu perdu dans ses pensées, comme si petite à petit, son âme s'effilochait et allait se cacher dans ses souvenirs. Elle était là, à demi allongé dans une position qui avait l'air des plus inconfortable, comme plié en douze, pour avoir une idée. Elle était là, contre lui, il avait un vieux chapeau gris, le genre de chapeau qu'on donne à son petit fils en lui disant, tu verras, un jour tu l'aimeras ce chapeau. Un début de barbe couleur neige se laissait entrevoir de profil, d'où prenait la base d'une longue cicatrice qui lui remontait jusqu'à sa tempe gauche, le long de son cou, une veille bêtise de jeunesse qu'il l'appelait, mais en fait elle représentait bien plus pour lui, c'était sa vie qui y était inscrit en vérité. Ces sourcils avaient presque disparut, comme pour rendre leurs pouvoir à ses yeux, deux billes de verre de la couleur du plus beau des lagons, déjà plus jeune, c'était une sorte de trou noir à pensées, on ne pouvait pas tomber ne pas tomber dedans, c'est comme si l'on perdait conscience, juste, on tombait dedans, mais à la différence d'autre trou, on ne voulait pas les quitter. Plus bas on entrapercevait ses petites lèvres d'un rouge vif qui paraissaient gercés et désagréable au toucher, elles aussi, vestiges du temps passé, il était habillé simplement, une chemise noire dont l'âge paraissait incertain, un vieux jean's troué et complètement délavé. Il avait l'air un peu songeur. Rêveur. Il avait une légère tremblote aux bout de ses doigts tordus, le temps ne lui avait pas pardonné grand chose, l'arthrose le démangeait sans cesse, reste de ses nombreux séjours à l'hôpital, reste de ses veilles années, qui remontent aujourd'hui à si loin. Sa main ou l'on voyait par ci et par là quelques tracent de griffures était allongé, contre la paume de celle qu'il tenait contre soit. Il semblait perdu dans ses pensées, comme si elles l'aspiraient lui aussi, petit à petit. On eu dit qu'elles rejoignaient les siennes, alors on les imaginait, se souvenant, de tout, de leurs rencontres, de leurs projets, de eux. De toutes ces choses qu'ils avaient accomplis ensemble, qu'ils s'étaient dites, leurs premier rire, ces choses insignifiantes pour certains, mais auquel ils accordaient tant de valeur, il se souvenait de sa démarche le premier jour de leurs rencontre, elle se souvenait de son parfum lorsqu'il s'était approché de sa peau pour y déposer un baiser. Il se souvenait de ses cheveux en semi bataille qui lui allait si bien, et elle n'avait pu oublier le col de ses chemises toujours de travers, dans lesquelles elle aimait à s'y perdre. Il se rappeler encore le son de sa voix, lorsque pour la première fois, il l'entendu dire à côté de cette voiture qui l'attendait, un simple je t'aime, elle les soirées au clair de lune, à jouer et ne pas se lâcher. Ils ne purent oublier ni l'un ni l'autre, ce soir, ou leurs yeux se sont mêlés, ou leurs lèvres se sont rencontrés, ou leurs peau se sont croisé, l'espace de quelques instants, comme un provocation. On les voyait sourire, et comme si la pelote de fil s'était vidée, ils n'étaient déjà plus avec nous, et quand elle se faufila par la serrure pour prendre ce qui leurs restait, mais elle ne put rien leurs voler, entre ses doigts clissaient des corps quasiment inerte, mais ne voulant pas se lâcher. C'était comme ça depuis qu'ils se l'étaient promis, rien n'a changé, ils avaient simplement vécu. 

Ensemble.

 

 

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12.05.2010

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Published by Nuage Vert - dans Vie
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commentaires

Kiwi 28/05/2010 20:40



Ben ouais, pour ça il est classe ^^



Kiwi 26/05/2010 15:21



Trop paaaaaaaaas il est vachement classe moi j'dis =D



Kiwi 24/05/2010 19:39



Il boude ? Et de quel droit il boude ?


Bisou ventre



Kiwi 23/05/2010 19:00



C'était ton ventre ?



Maru 21/05/2010 21:58




"On ne devrait jamais hésiter trop longtemps, le cul entre deux chaises n'a jamais mis personne à l'aise. Même ceux qui t'aiment t'attendront pas éternellement. Tu sais
jamais. Pose-toi un coup, ferme le robinet des questions. Ca t'arrive jamais de te noyer à
trop te plonger là bas au fond dans tes pensées?Pauvre écorché !


Regarde toi ! Regarde un peu comme tu balances, t'oses même plus faire de choix. Tu veux toujours ce que t'as pas et quand tu l'as c'est plus trop ça..."



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