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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 02:43

 

Une chambre noir, aucune lumière, pas même un petit point lumineux d'un appareil électronique quelconque.

Ils sont allongé sur la moquette qui s'effiloche comme de longs poils d'un chat angora. Ça fait maintenant des heures qu'ils sont là. Ils se sont réveillé, chacun à l'opposé de l'autre, le dos collé contre le mur de béton glacé dans lesquels ils étaient parqués, la langue de bois, le sang qui boue et la peur au ventre.

L'air était chargé d'eau et d'une odeur forte et nauséabonde, le premier réflexe était de vouloir partir, ils se sont levé en même temps, sans un mot, leurs lèvres étaient comme liées par la peur même plus la force de crier, à taton ils ont essayé de trouver une interstice dans le mur, un semblant de trou, une porte. La peur entravé leurs sens, si bien qu'ils n'avaient pas remarqué ni l'un, ni l'autre, la respiration, les gestes, la présence de l'autre. Puis vient le moment ou, leurs mains chaudes se rencontrèrent sur le granuleux du béton, de leurs deux bouches respective jaillit un cri d'effrois, sans comprendre pourquoi, c'était peut être leurs salut, mais cette chose n'avait rien a faire là, ils comprirent au même moment qu'ils étaient donc deux enfermés, sans savoir, sans comprendre pourquoi. Ce contacte de cette main sur le mur qui avait provoqué tant d'effrois leurs donnait maintenant espoir au fond de chacun. Toujours sans un mot, d'un geste commun, ils se rassirent, chacun d'un côté de ce cube qui leurs servaient de prison. Leurs cœur toujours criblé de peur battaient pourtant moins de travers que toute à l'heure, cette présence les rassurée. Un peu. Puis elle ouvrit lentement ses lèvres, pris un respiration à peine audible, puis les referma. Il entendit jusqu'au bruit de ses lèvres qui se ferment il su tout de suite que c'était une femme, il ouvrit les siennes et commença à parler, il ne savait que dire, alors voulu se présenter « Un, soixante-huit, douze, soixante-dix-neuf, huit-cent-vingt-neuf, huit-cent-cinq, zéro-sept. Voilà mademoiselle, mon numéro. J'ai les yeux bleus, et je deviens gros. J'aime les chiens qui font peur, j'aime les ascenseurs, les tapis roulants, j'aime dire bonjour aux autos qui passent. Je pense à la mort, à la mort, tous les jours.Mademoiselle, déclinez votre identité. ». Puis comme s'il se rendormait, attendait qu'elle parle, il ne dit plus rien, son cœur qu'il sentait battre dans ton son corps s'arrêta.

Elle prit une très légère inspiration, elle ne savait pas vraiment quoi dire, c'était si … Étrange. Alors elle choisit de l'imiter. « Deux, soixante-dix-neuf, zéro-cinq, quatre-vingt-dix-neuf, cent-trente et un, cent-soixante-dix-sept, quatorze. Voilà mon numéro. J'ai les yeux vert, et je deviens maigre. J'aime le bruit de vent dans les feuilles d'un chêne, j'aime les grandes vitres de verre, les vieux trente-trois tours, j'aime écouter les veilles personnes qui parlent de leurs jeunesse. Je pense à la mort, à la mort, tous les jours. ». Une sorte de bulle venait de se créer de cet échange de parole, elle enveloppée ses pensées et bercée son âme, lui se sentait un peu plus léger, il ne se sentait tout simplement plus seul. Un silence s'imposa ensuite. Comme si l'effort que chacun venait de faire avait puiser tout le reste de leurs énergie. La petit bulle qui venait d'être créé commencé à faiblir mais sa présence, aussi petite qu'elle soit, réchauffé l'âme de ses deux occupants, les deux le remarquant voulurent la consolider, si bien qu'au même instant, il sortit de leurs bouche une cacophonie de mots, l'un comme l'autre s'arrêtèrent, puis furent pris d'un fou rire nerveux, mélange de stress et de bien être, sans trop savoir pourquoi, l'euphorie du moment. Puis il la devança et lui dit que par galanterie, elle devait commencé, puis elle se présenta, denouveau. « Deux, soixante-dix-neuf, zéro-cinq, quatre-vingt-dix-neuf, cent-trente et un, cent-soixante-dix-sept, quatorze. Voilà mon numéro. J'ai les yeux vert, et deviens maigre. Je suis complètement perdu dans ma vie, j'avance sans savoir où aller, j'ai ce besoin de quelque chose, sans savoir concrètement ce qu'est cette chose, ni savoir ce que je ferais si je l'obtient un jour. Dès que je m'approche d'une chose qui semble m'être vitale, je la vois qui petit à petit se fane, s'effrite, un peu comme si elle était de sable, d'une fragilité bien trop grande pour que je puisse m'approcher d'elle sans la détruire, alors voilà ma vie, une longue suite de déception en quelque sorte, à chaque fois que je m'en approche, tout s'éloigne de moi pour finalement, me prouver que je suis seule, seule face à tout ce qui m'entoure et qui me rejette … » Elle s'arrêta, ne sût pas quoi dire d'autre, et même, se demandant pourquoi elle disait cela, pourquoi ouvrait elle ses ressentis à une personne qu'elle ne connaissait pas, et de plus, qu'elle ne pouvait même pas voir. A cette idée, les battements dans sa poitrine augmentaient en vitesse, elle sentait le sang monter en elle chaque seconde une peu plus vite, elle sentait son cœur qui  battait non pas dans sa poitrine, mais dans chaque partie de son corps, dans ses pieds, l'extrémité de ses doigts, et pire encore, une chose qu'elle haïssait plus que tout. Elle commençait à ressentir des battements dans ses tempes. Sa respiration devenait saccadée, elle fut prise de vertige, comme si elle venait d'ouvrir son âme à tout ce qui l'entoure, elle se sentait vulnérable.

Il était désemparé par toutes les choses qu'elle venait de lui livrer, pourtant il sentit cette bulle qu'ils avaient crées « ensemble » se désagréger. « Ça ne va pas … ? ». Il entendit pour seule réponse sa respiration qui s'accélérer de plus en plus. « Qu'y a t-il ? Tu as besoin d'aide ? Où es tu ? », il avança à quatre pattes la cherchant du bout de ses doigts qui se perdaient dans la moquette sur le sol, il trouva enfin sa cheville, chastement, il passa sa main sur son corps pour prendre son pouls, bien trop rapide. Il approcha sa joue contre ses lèvres, c'était déjà ça, elle respirait. Il voulut se dégager de son corps mais les mains de la fille venaient de s'agripper le long des manches de sa chemise, elles étaient mouates mais pourtant elle s'agrippait comme si sa vie en dépendait. « Ne pars pas » elle susurra ces simple mots. Alors il s'assit près de son corps allongé, le dos contre le mur, il se sentit soulagé qu'elle n'est rien, mais à la fois cette idée lui parut absurde. Il ne la connait pas, pourtant il avait une sorte de compassion pour elle. Dans son crâne, son cerveau a trouvé un nouveau jeu. S'exploser contre sa boîte crânienne comme un marteau. Il ne s'entendait plus penser, tout s'échapper de son crâne, il haïssait ça, il n'avait plus contrôle de ses pensées, elles s'étaient enfuis, et il ne pouvait pas les récupérer. Il ne pût que dire « Tu m'as fait peur ». Ils restèrent comme ça quelque instant, petit à petit, leurs bulle devient un peu plus grande et plus solide. Tous les mots qu'ils auraient put dire n'avait plus de sens, ils étaient là en silence. Le garçon laissa son corps tomber le long du mur, ils étaient tout les deux, sur la moquette. Leurs mains se rencontrèrent, c'était un source chaude dans se froid ambiant, si bien que leurs corps s'entrelacèrent en silence.

Eux qui ne se connaissaient pas quelques heures auparavant étaient devenu indispensable pour l'autre. 

 

 

24.04.2010

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Published by Nuage Vert - dans Vie
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