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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 04:35

?

 

Non fini, mais besoin / envie / sais pas de le poster.

 

 


 

 

~ Il souleva un ou deux livres pornographiques et souffla. ~

La poussière s'envola comme si on venait de poser une bombe sur ce qui semblait, à première vu, être un bureau, ou du moins, sous le bordel, on pouvait entrapercevoir, disons plutôt, imaginer quelque chose qui pourrait être un « bureau ».

Ça fait effectivement un bon moment que j'y ai pas touché, pensa t-il comme si c'était pour lui une une sorte d'aveu honteux qu'il venait d'énoncer.

Il passa son doigt lentement sur la longue plaque de verre tout en dessinant de petites arabesques ondulées comme des petites couleuvres au travers de l'épaisse couche de poussière.

 

Il caressa le revers de la plume d'oie blanche donc le bout était noirci à l'encre séchée, agrippant un bout de papier jaunis qui traînait entre son index et son pouce, il s'assit sur la veille chaise de bureau en cuir brun délavé qui craqua en une mélodie rauque.

 

Il chercha a tâtons du bout de ses petits doigts boudinés l'encrier bleu sombre qui se trouvait être sous le testament qu'avait laissé son père, des années plus tôt.

Il griffonna, après avoir rapidement coupé et trempé le bout de la plume, ces quelques phrases :

 

« Dis moi.

Que nous reste t il ? »

 

Un frisson descendis le long de sa nuque jusqu'à la base de ses hanches.

Il fit un rapide mouvement de la tête, vis sa chambre d'étudiant; des murs noir blanc gris délavés, un grand lit dont les draps sont perpétuellement défait, au chevet de ce dernier était entreposé en bazar quelques livres au noms vieillissants, une boîte de tic tac éventré au pied du bureau rappelait la violence d'un combat passé.

 

« Comment avons nous fait ?

C'était pourtant simple … Y'avait du droit, du carré, du c'est comme ça et on y touche plus. Pourtant non, rien, on a rien réussi à faire de plus. Juste regarder, apercevoir le sol s'effacer sous nos pied, sentir la caresse de la solitude, entendre les cris d'agonie de ce qu'on était et que au final, nous ne serons sans doute plus jamais. Nos rêves, envies, besoins ou espoirs s'entrechoquent dans un bruit assourdissant. Tout s'écroule, nous, ton monde, le miens. Personne n'a mal, personne n'est blessé, opération à cœur ouvert réussie avec succès. Soit pris de crise de rire ou de larme, on s'effondre, le corps avide de sensations qui paraissent maintenant si loin. On cherche un endroit calme, une quelconque façon d'oublier, un passe temps, on se cherche, à chaque coin de rues, pièces, secondes.

~ Tes désirs font désordres, au creux de mes envies, jusqu'où peut on aller, à la mort, à la vie ? ~ »

 

L'horloge ouverte qu'elle lui avait offerte venait de s'arrêter, les vieux rouages fatigués se sont éteint, métaphoriquement, il trouvait cela presque beau.

Qu'était devenu leurs rêves ? Il se demandait parfois si d'autres les avaient volé, ou si parce que non réalisé, ils étaient tout simplement tristes et un soir de mélancolie s'en était allé voir ailleurs.

 

Y'a t-il un cimetière des rêves brisés ?

 

« Je ne me sens plus en réel sécurité chez moi, je vis dans un amas de souvenir, et je n'arrive pas à me résoudre à ranger. Dans un cas, ça signifierait que tout est réellement fini, ou dans l'autre, que je t'es déjà remplacé, comme si tu n'avais pas existé. Pour le moment, je me contente de fuir, c'est lâche, mais ça me permet de tenir. Me comprends - tu encore, comme avant ?

 

Tu pense qu'on arrivera à se revoir ? Je te parle pas forcément de comme avant, je pense que malgré tout, ça reste un rêve de plus que je ne pourrais pas approcher, mais se voir simplement, sourire sans se cacher, sans rien de plus, partager des bons moments, tu pense que un jour ça sera possible, quelques projets, rien de bien méchant, mais un ou deux projets de vacances, ou simplement une soirée. J'ai l'impression qu'on est à l'autre bout du monde géographique, pourtant je sens ta présence et imagine ton parfum comme si tu étais là, derrière mon dos, lorsque je t'écris ces quelques mots.

 

Je n'arrive pas à me faire à l'idée que lorsque tu recevra cette lettre, il y'a une chance que tu la brûle plutôt que tu la lise. Nous sommes devenu des inconnus, l'un pour l'autre, après tout ce qu'on a partagé. C'est en quelque sorte la chose la plus paradoxale qui me soit arrivé.

 

 

Prends soin de toi.

 

Ps : Tu sais quoi. »

 

Il soupira, l'air un peu déçut, triste.

Il pris la lettre et l'envoya valser dans la poubelle, déjà bien pleine, ce qui provoqua une avalanche de quelques papiers griffonnés de la même sorte que ce dernier .

Incapable d'écrire, en se renfermant sur lui même, vers les autres, jusqu'au prochain essai, il sortit en claquant la porte, faisant ainsi trembler les murs. La nuit l'enveloppa, la lune guidant ses pas, les pensées en vrac, il s'effaça lentement jusqu'à devenir transparent.

 

 

 

 

 

 

« Tu entends ? Je hurle devant ta porte, je suis aphone ou toi sourd peut être, enfin, je me demande … J'ai l'impression de ne plus exister, chaque parole qui sort de ma bouche n'entraine rien, comme inutile, chaque geste produit uniquement du vent, j'ai mal de me voir réduit à néant à ce point. »

 

 

 

 

 

12.06.2011

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Published by Nuage Vert - dans Vie
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commentaires

Maru 18/07/2011 17:28



T'as pas l'air de pété la forme ! 


MAIS JE SUIS TELLEMENT CONTENTE, que tu sois encore en vie !


Petit Homme-bécile ! N'as tu plus de portable ?! 


 



Ophelie 17/07/2011 23:50



Adressée a qui si c'est pas indiscret ? :) 



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