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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 18:30

I er Partie

Allongé, sur un lit, un simple lit, pas de tête, pas un baldaquin, pas non plus un simple futon, un lit, long, mais lit, des draps en satin beige luisant qui glissent sous une main innocente, un parfum un peu sucré qui traîne par ici ou là, une sensation agréable, une chaleur, malgré la fraîcheur qui règne, un sensation étrange, un sentiment étrange, une sorte de quiétude mais en même temps de sérénité.
A la main encore une bouteille de Manzana à la Pomme dosé à vingt pour cent, rien de bien méchant, juste de quoi faire que le sang ne se gèle pas, et l'éther circule dans les veines, il en remplacerait même presque le sang.
Les yeux fermés, à peine plus que mis clos, on peut encore entrevoir un bout de rétine, mais immobile, des images qui défilent comme un film... Est ce la fin ? Non, on dirait plutôt que c'est un commencement.
Des sourires viennent se placer, des souvenirs, des visages, des paroles, des personnes, des objets, tout flotte en quelque sorte autour de toi . Qu'il est bon de temps en temps de s'abandonner à rêver, qu'il est bon de s'offrir cette liberté.

Puis tout s'efface, en un instant, tout s'évapore, disparait en une seconde, dans un amas de fumé trouble, tout devient flou et juste s'efface, comme tout est arrivé, on ressent une présence, mais elle nous apaise, qu'importe l'auteur, on a besoin d'elle.
Allongé sur le lit, elle se rapproche, elle entoure ton corps de ses bras, elle te réchauffe de l'intérieure et l'extérieur en même temps...
Lentement, tu sens quelque chose s'approcher de toi, puis tu ressens un baiser, un doux baiser qui s'accroche à ta joue, puis comme si il coulait, il descend sur ta clavicule, le cou, le chemisier se déboutonne, mais doucement, très lentement, comme si c'était un geste méticuleux et que ta vie en dépendait, tu ressens cette chaleur qui te brûle de l'intérieur, elle te prend d'abord comme un pincement au coeur, c'est comme un peu un viol de ton intimité, c'est désagréable, mais cette présence nous rassure, comme si elle te chuchoté que tout va bien, c'est comme un ange qui serait là pour toi, mais un ange pas si catholique que ça en fin de compte. Puis quelque chose de chaud vient se poser sur ton torse, peut être un autre baiser, qui descendrait le long du corps, qui l'a perdu... ? L'auteur en est inconnu. La douceur se fait reine, pourquoi tant de mystère ?
Tout ce trouble, un peu comme s'il manquait des morceaux, que se passe t il ? Rien d'important.
La fraîcheur s'empare de ton ventre maintenant laisser à la fraîcheur de la pièce, mais quelque chose de brûlant vient se coller contre ta peau, ça brûle, c'est agréable, très agréable, après ce petit courant d'air qui fait se dresser sur ta peau ce qu'on appelle grossièrement la ' chair de poule ', la chaleur vient balayer cette vague de froid, la chaleur de la chair, la chaleur de la sienne.
Puis la douceur fait place à une autre reine, la charnelle, un violent frisson te parcours le corps, des crocs viennent de se planter dans le lobe de l'oreille, ils descendent le long de ton cou, t'arrache des sensations très différentes de celle des baisers, la chaleur entre de nouveau dans ton corps, tu en viendrais presque à regretter la dictature de la douceur, mais voilà que maintenant, par un jeu très finement manié, tes lèvres se font attaquer, pourquoi tant de haine après tout... L'envie peut être ? Une attaque endiablé, une sorte de frénésie, tes lèvres, ta langue, tout, comme si on te volait ce qui t'appartiens, et toujours ces crocs qui t'attaquent... La chaleur entre dans ton corps plus violemment encore, tu es pris d'un brasier, ton corps brûle, tu brûle, tout autour de toi est devenu brûlant, l'incendie corporel. De fines gouttelettes vont se perdre sur les draps, l'odeur si sucré devient plus prononcé, la peau te brûle, ton corps s'enflamme libérant une odeur plus forte, recouvrant la précédente, la peau de ton dos glisse sur le satin, tes mains se baladent sur ce corps qui est le siens, elles passent, tel des coups de vents, effleure sa peau, elle est chaude, douce, elle sent la guimauve, sucré, un bonbon, alors voilà, tu veux le croquer. Ta main frôle ses cheveux, puis s'y jettent à corps perdu, tu t'accroches à son cou, lui dépose des baisers, tes crocs aussi ressortent, tu ne peux les retenir, et doucement au début, vont se planter dans sa jugulaire, tu la croque, comme un pomme, mais bien vite ce n'est plus si doucement que ça, tu t'attaques à son oreille, son épaules, ses lèvres, leurs goût est aussi sucré, de la guimauve oui, c'est ça, de la guimauve. Tes mains s'accrochent le long de son dos, tes oncles griffent cette chair brûlante, son souffle chaud et sa respiration saccadée se fait sentir dans ton cou, ton corps vibre contre le siens, tes mains glissent, la caressent, tout entière, doucement, elles redescende le long de son dos où l'on voit apparaître déjà quelques traces rouges, elles longent les côtes, les chatouillent à peine, descendent sur le ventre, veulent y rester un peu mais non, elle remontent en dessous de ce qui reste du chemisier déjà détaché, caressent timidement en remontant le long d'une dentelle noir, elles en font le tour avec une certaine agilité et une sorte de jeu provocateur, et libère de cette prison de tissu ces habitants. Elles se baladent, tel des promeneuses, s'attardent à certains endroit, on croirait entendre au loin une complainte à certains moments, quand elles décident de s'arrêter un peu trop longtemps ou qu'elles prennent un mauvais chemin. Elles redescendent le long de ce chemin, avec peut être un peu de fougue se permettent de passer sous l'élastique puis se font rattraper par sa main, puis non, finalement passe quand sous ce jean, bien trop serrer à leurs goût, on voit d'ailleurs d'avance le bouton de ce dernier sauter, mais qu'importe, la chose la plus importante y est, l'essentiel, la tendresse, un seul mot, tendresse, le respect de ce corps sur lequel elles se baladent, le respect et la tendresse. La sensation inattendu au moment ou elles frôlent cette autre matière, une sorte un peu inconnu, inhabituelle, de la dentelle peut être, ici aussi, puis c'est comme si il y'avait une douce musique, entraînante, le mouvement s'accélère, comme si on avait plus le temps, comme si la fatigue allez prendre le dessus, on ne veut pas gaspiller ses forces et mourir si prêt du but, on est là, peut être que tout ce meurt, mais non, une passion nous anime, on se demande même si elle peut être stopper... Que faire ?
Réveil.


II eme Partie.

Allongé sur un lit, un grand lit, mais un lit très simple, pas des frou frou partout, juste un lit, de beaux draps, et dessus, un corps, presque inerte, presque mort, un corps.
Le rêve, la mort de la réalité, l'extase par définition, la mort du réel, l'entrée dans l'imaginaire .
Il rêvait.
Je voyais déjà à travers de sa chemise blanche son corps gelé, je voyais presque au travers de lui, livide, comme s'il était fantôme, il était là, dans cette chambre, sur ce lit, allongé. Sous lui des draps en satin beige, il est étendu de tout son long, dans un lit bien trop petit, il tient à peine en diagonale, quelle idée d'être aussi grand, on en a jamais fait des commes lui avant, ou alors par erreur. Les yeux dans la lune, perdu dans le vide, ou du moins ce qu'on en voit, ils sont à trois quart fermés... Où sont parties ses pensées ? Où se sont elles envolées ? Je m'approche de lui comme si il allait te briser sous mon regard, je m'allonge dans l'infime espace qu'il n'occupe pas dans le lit, et doucement, comme si il était un jeune enfant, l'entoure de mes bras, pour qu'il n'est plus froid. Ses yeux s'entrouvre, il croit sûrement être encore dans son rêve, je lui dépose un baiser, comme à un enfant qui aurait bien fait ses devoirs, un baiser chaste, très lentement, un simple baiser, sur sa joue, il est glacé, comme mort, c'est donc si triste que ça la mort de la réalité ? J'entends son coeur qui bat alors que j'en dépose un autre sur sa clavicule, au moins il n'est pas mort me dis je, c'est déjà ça, mais rêve t il encore ? Je descend lentement et toujours très doucement, en dépose un sur son cou, ma main glisse entre les boutons de son chemisier et tombe sur son corps, sa peau être froide, très froide, j'ai comme un besoin de le réchauffer, il est comme un oiseau tombé du nid, un petit être innoncent, perdu dans l'immense océan des rêves, dans l'océan de la nostalgie et de la mélancolie. Je lui chuchotte au creux de l'oreille d'une voix au ton maternelle que tout vas bien, que je suis là, qu'il n'a rien à craindre... Mais m'entend t il ? Je crois que oui, son coeur s'est arrêté une demie seconde, à peine audible, mais je l'ai entendu... Réveil toi, reviens avec moi. Je lui déboutonne sa chemise, enlève la mienne est me colle contre sa peau, j'espère pouvoir le réchauffer, il est glacé, j'ai l'impression que ce n'est plus du sang qui coule dans ses veines mais de l'azote liquide, j'espère qu'il sait au moins que je suis là... Sa peau est à peine plus chaude, la mienne brûle littéralement, j'essaie de lui donner tout ce que j'ai, mais il ne bouges toujours pas... J'ai peur. Je m'éclispe de sa peau, ça ne sert à rien, il n'est vraiment pas décidé à bouger, je lui mords l'oreille, à la limite de lui arracher, ses poils se dressent, son corps réponds à mon appel, mais toujours il ne bouge pas, je descend dans son cou, j'ai l'impression que son corps se réchauffe petit à petit, mais tellement lentement... Je monte sur lui, ses lèvres sont douces, leurs goût sucré, je ne saurais pas dire ce que c'est exactement, peut être un goût de guimauve... ? Mais aussi quelque chose qui me plait moins, de l'alcool, il sent l'alcool. Si tu as un problème, dis le moi, tu m'entends au moins ? J'ouvre ses lèvres pour entendre le souffle de son corps, à peine... Pourquoi pars tu ? Qu'est ce qui te manquais... ? Son corps devient brulant, ça va mieux ? Pas de réponse... Tu as de la fièvre ? Je vois des goutes se perdre sur le drap, c'est des larmes ? Tu souffres ? Dis moi ce qui ne va pas... La doux parfum de sa peau s'efface peu à peu, une autre odeur vient la masquer, odeur un peu acre, amer, je ne sais pas trop ce que c'est, j'ai peur pour toi, tu te décompose ? Non, pas si vite, ce n'est pas vraiment possible. Son corps se met à trembler, ses yeux sont vides, son teint n'est même plus blanc mais transparent, je peux voir à travers toi presque, que t'arrive t'il, tu fais un cauchemar ? Je t'en supplie, réveil toi, réveil toi, sa respiration se fait saccader, il suffoque, mais qu'est ce qui t'arrive... Dis moi, juste dis moi ce que je dois faire ? Sa main bouge, je la prends dans la mienne, ne t'inquiètes pas, je suis là, je suis avec toi, je reste là. Puis plus rien, il ne bouges plus, rien, plus aucun signe de vie.
Réveil.


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04-08.01.2009

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Published by Nuage Vert - dans Vie
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